COMMUNIQUE DE PRESSE : SGTM-Maria Galanta envisage de fermer la ligne Anjouan-Grande Comore

Le 8 décembre 2021

 

Le 4 décembre 2021, la Confédération des Travailleurs et Travailleuses des Comores (CTC) a alerté le Ministre des Transports et les autorités de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) sur les difficultés rencontrées par les transporteurs maritimes officiels entre les îles des Comores, causées par les trafics maritimes clandestins, toujours en plein essor. A son tour, la SGTM Maria-Galanta réagit face à cette modification du marché.

 

Le contexte des embarcations kwassa
Il est de notoriété publique que les transports maritimes clandestins à passagers se développent massivement depuis plusieurs années entre Anjouan, Mohéli et la Grande Comore.
La plupart des passagers choisissent ces embarcations qui présentent des risques importants d’accidents ou de naufrages, régulièrement relayés dans les médias.
Cette mutation de plus en plus oppressante a entraîné l’effondrement de la filière du transport à passagers, pour les entreprises officielles du secteur, dont la SGTM-Maria Galanta.

 

Quel avenir pour la ligne Anjouan-Grande Comore ?
Actuellement, la SGTM-Maria Galanta réalise une seule rotation par semaine entre Anjouan et Grande Comore. La compagnie avait déjà alerté sur cette situation dans les médias en octobre.

C’est sa dernière acquisition, le Maria Galanta Express, qui effectue les rotations. Un navire dernière génération, pouvant accueillir jusqu’à 400 passagers. Et à titre d’exemple, pour le départ prévu ce samedi 11 décembre de Mutsamudu, seuls 46 passagers sont prévus !

La compagnie a tout mis en œuvre pour maintenir ce service inter-îles, qui présente des conditions de sécurité et de confort inégalées.
Mais pour préserver la rentabilité de son activité globale, la compagnie sera contrainte de fermer cette ligne, dans l’attente d’un contexte plus favorable.